Alors que nous avons pris la route pour quelques semaines, vers la Norvège (#lesjoieennorvege), je me suis dit qu’il fallait vraiment que je vous parle « roadtrip »!

Le roadtrip fait partie de notre vie… Nous avalons les kilomètres entre bande son et contemplation. M. Joie et moi sommes chanceux, nos Joyeux ne commencent à s’étriper qu’au bout de 2 bonnes heures de route… En général, une histoire et une galette de céréales plus tard, nous retrouvons la quiétude de l’habitacle.

Nous sommes partisans du « sauvage »… mais chut ! Moins il y a de monde, mieux l’on se porte… Alors, on tente de dénicher de jolis coins, bout de chemin et orée de forêt, bord de lac ou prairies d’herbes folles. On s’y pose, parfois tard, pour ne découvrir que le lendemain la vue sublime que nous n’avions fait qu’imaginer la veille. Le plaisir des Joyeux à ce moment-là, c’est de tirer l’auvent et de s’ins-ta-ller… Qu’ils aiment faire leur nid, même pour une seule nuit ! Se sentir chez eux, même loin de notre Hutte, en pleine nature. Il faut dire que pendant les jours que durent nos périples, notre véhicule devient notre cocon, où se réfugier en cas d’averses, où se réchauffer collés/serrés dans les 2 m2 de la cuisine/salle à manger/salon/chambre/vestiaire/toilettes… L’intimité perdue au profit d’une proximité exacerbée, le rapprochement familial vu par le roadtripeur en combi. Parfois, on en viendrait presque à se dire que cela suffit, que dans cet espace exigu sur roue et sur route, l’on a l’essentiel et que le reste on s’en fout…

Bon, ça, c’est jusqu’à ce que les enfants hurlent ou bien jusqu’à que tu n’en puisses plus de t’entendre dire « attention, la table n’est pas très stable, tu vas renverser ton chocolat » et le sempiternel «ne mets pas tes chaussures crottées sur le siège qui te sert de lit »…

Nos compagnons de route ont changé au fil des années ! Toujours les mêmes exigences pour nous : un véhicule discret, relativement passe-partout, facile à garer, plutôt petit… Vous voyez le genre ? Chez les JOIE, on les appelle « combis » (bon, on a un peu galvaudé le terme, je l’accorde !) ou camper van. Je vous les présente ?

*Le rétro pour les passionnés connaisseurs (2003-2013)

LE, THE Volkswagen… bon pas le très, très, très vieux, hein… mais le pas mal vieux quand même ! 1983 ! Il a été notre 1er bébé…, celui qui vous fait sursauter au moindre bruit de courroie, celui qui vous donne des insomnies à l’idée qu’il ne démarrera plus le matin à froid, celui qui vous fait perdre votre sang-froid à la moindre surchauffe du radiateur. Eh oui, avec un tel engin, c’est « je t’aime, moi non plus ». Ceux qui liraient « La mécanique pour les nuls », passez votre chemin.

Dieu (ou tous ceux qui le connaissent bien !) sait que M. Joie fait tout ou presque de ses mains…, sauf réparer un moteur ! Alors, après avoir retrouvé une petite Joyeuse presque congelée suite à une panne de chauffage, après avoir passé une nuit à l’hôtel dans le Lot en raison d’une courroie sectionnée, après un rapatriement en voiture de location, après avoir prié chaque matin, dans la brume irlandaise, pour que ronfle le moteur…, nous avons rendu les armes et laissé partir notre « combi », la larme à l’œil mais le portefeuille soulagé !

*Le mécaniquement fiable pour les « roadtripeurs » prudents… mais sans enfant (2013-2017)

Après nos infortunes, nous voulions un véhicule robuste, avec lequel partir sereins ! Entre temps, en plus, mini Joyeux avait pointé le bout de son nez…, autant vous dire, qu’avec 2 enfants en bas âge, on est courageux mais pas téméraires, à mille kilomètres de chez soi ! Le Marco Polo Mercedes nous a paru être la version contemporaine et sûre du combi…, même taille, même tente de toit et mêmes aménagements, le tissu orange en moins ! De la Corse à l’Ecosse, aucune panne à déplorer en effet ! En revanche, la logistique restait, disons compliquée à 4… Imaginez 3 couettes, 4 oreillers, des manteaux, des chaussures de marche, une réserve de livres et de jeux pour tenir en cas de pluie et de fatigue, une table de camping, des tabourets pour aller avec, tout le nécessaire habituel (vêtements, serviettes de toilette)… et j’en oublie ! Malgré mon sens de l’organisation, un cabas par thème, et bien, au moment où nous devions transformer notre espace de jour en espace de nuit (comprenez quand la banquette arrière doit se déplier), l’on criait aux enfants « sur les sièges avant, et que ça saute ! »… M. Joie se retrouvait alors immanquablement les pieds coincés entre le lit et les dits sièges avant, nos Joyeux l’escaladant pour rejoindre leur couche. Quant à moi, sous la tente de toit, avec une amplitude de 50 cm de haut, j’attendais que l’on me lance couette et oreillers, pour tenter tant bien que mal de nous préparer un lit correct… Beaucoup de manutention donc, beaucoup de temps à ranger, bouger les affaires dans un sens, à ranger, bouger les affaire dans l’autre sens, beaucoup d’énergie (plutôt négative d’ailleurs ) perdue à répéter aux Joyeux de « faire attention » à leurs pieds, à leur bras, à leur gestes…

Après 4 ans donc de bons et loyaux services, on s’est rendu à l’évidence : le Marco Polo, on y retournerait, version 4x4 selon M. Joie, mais dès que nous serions de nouveau sans enfant !

*Le familial pour les adeptes du confort pour tous (2017- …)

Il nous en a fallu des mois de recherche pour trouver le compromis idéal. Vous l’aurez compris, il était impensable, vraiment inconcevable, totalement inimaginable d’investir dans un « camping-car », vous savez l’énorme, le blanc, le retraité… Nous avons donc jeté notre dévolu sur un fourgon Fiat Ducato, aménagé Campérêve : le Family Van… Comme son nom l’indique, c’est à ce jour, l’un des seuls camper van pensé pour l’accueil d’une famille de 4 ou 5 personnes. Suite à notre récent roadtrip en Italie, nous en sommes plutôt satisfaits. On apprécie particulièrement la dissociation des espaces de vie, même si tout cela reste en version maison de poupée. Plus besoin de bouger les literies matin et soir et plus besoin de demander à la smala de sortir le temps de faire ses petites affaires ! Les Joyeux ont chacun leur lit, en fond de véhicule, superposés : ils peuvent s’y réfugier, c’est leur petit coin ! Une micro salle de bain permet une douche chaude ou un rinçage rapide d’après baignade. Reste que ce confort est gagné au détriment du format total du véhicule… Il est plus haut et plus long que les précédents et on ne passe plus sous la fatidique barre des 2 mètres ce qui nous ferme l’accès à certains parkings ou zones côtières notamment. Ceci dit, je ne vous apprendrai rien : on ne peut pas tout avoir dans la vie, surtout lorsque c’est incompatible… Les ingénieurs qui imaginent ces aménagements sont déjà drôlement doués pour optimiser l’espace, non ? Bon, j’entends d’ici les « ultras combi »… et je suis d’accord avec eux…, tout cela manque de charme et d’authenticité… Mais bon, on ne peut pas jouer les bobos trop longtemps quand on veut éviter les pannes et parcourir des milliers de kilomètres sans s’étriper !

Alors… avec lequel partez-vous ?